1er avril : littérature étrangère

Sabine Wespieser et Marie Catherine Vacher étaient déjà venues l’année dernière.

Elles acceptent à nouveau notre invitation et viendront nous parler de leur carrière mais aussi et surtout de leurs livres “coup de coeur” parus et à paraitre…

Parce qu’elles sont toutes deux éditrices depuis des années, parce qu’elles aiment leur métier, je puis vous assurez que nous passerons une très bonne soirée avec du partage et du plaisir.

Rendez-vous à la Maison de la jeunesse et de la culture à 19h45

et ce n’est pas un poisson !

Réaction de Céline Delaruelle quelques jours après

Il est des cafés littéraires où l’on s’ennuie. Il est des cafés littéraires où l’auteur fait le clown et où l’on rit. Il est des cafés littéraires où l’on rencontre des éditeurs au grand cœur qui aiment, admirent et défendent si bien leurs auteurs que l’on se prend l’envie d’écrire.

Il est des cafés littéraires où l’on rencontre un auteur, un vrai. Un de ceux qui ne trichent pas avec leurs émotions, qui n’appliquent pas des techniques rodées et efficaces pour piéger un lecteur peu regardant qui, pour une fois ou pour toujours, voudrait juste l’espace de quelques pages, oublier dans les bras du roman, son quotidien sans relief ou trop prenant.

Michal Govrin est une de ces auteurs-là.

Dans son roman « Sur le vif », elle est allée au bout de chacune des routes où l’ont menée ses émotions d’auteur, bravant leur force pour en être le passeur, le témoin. Elle a exploré avec son héroïne, Ilana Tsouriel, les chemins de traverse que sa propre vie ne l’aurait jamais autorisée à explorer.

Comme Ilana, nous vivons écartelés entre Israël et Le New Jersey, entre Paris et Munich, à la recherche de nous-même, de la compréhension de notre histoire, de celle de notre pays, de celle de notre peuple : voilà tout le talent de cet écrivain. Car à travers l’histoire particulière d’Ilana, Michal Govrin nous emmène à la découverte de nous-même : femmes, mères, filles, architectes ou écrivains, tout cela à la fois, tout cela à la fois sans rien renier du kaléidoscope de nos vies toutes différentes dans leurs parcours, dans leurs croyances et pourtant si semblables.

Sabine Wespieser est éditrice, celle de Michal Govrin pour la France. Une de ces éditrices qui aiment et défendent leurs auteurs avec tant de conviction, tant de sincérité, qu’il nous en vient l’envie d’écrire… Merci. Merci à ces éditeurs au grand cœur qui nous offre, à nous lecteurs, les mots de leurs auteurs, pour dire tout de ces émotions si profondes et si belles qui traversent nos vies.

Il est des cafés littéraires qui nous offrent comme un cadeau de la vie… une rencontre, un livre.

Céline