
Nous avions découvert Géraldine Brooks dans son premier livre traduit : Le livre d’Hanna. Énorme coup de coeur et gros succès dans notre librairie.
Cette fois encore, son livre est basée à partir de l’histoire vraie du premier Indien diplômé de Harvard au XVIIè siècle.
Résumé : L’histoire de cet indien nous est racontée par Bethia Mayfield, fille d’un pasteur, pionnier qui s’est donné pour mission de convertir les tribus Wampanog d’une île au large de Cap Cod.
C’est toute jeune que Bethia croise la route de Cheeshahteaumack, avec lequel elle s’impathise immédiatement. Leur amitié qu’ils sont tous deux obligés de cacher à leur famille, leur permet d’échanger leur connaissances. Bethia apprend le vocabulaire et les rites païens des wampanoag et enseigne l’anglais et les saintes écritures à Cheeshateaumack, qu’elle rebaptise Caleb.
C’est par les confidences de Bethia que nous suivons la vie de ce jeune indien qui va s’intégrer à la communauté des blancs, montrer une intelligence si vive que le pasteur va le prendre sous son aile, le former, lui enseigner le latin et ainsi le pousser petit à petit vers Harvard.
Livre historique et pourtant encore d’actualité

Ce livre est de la poésie comme je l’aime.
Tout en prose, l’auteur partage son amour, pour Fès, Naple, les sentiments amoureux, les paradoxes de la vie.
Un extrait, autre que celui choisi par l’éditeur :
Celui qui connaît la géographie des sentiments
Qui peut lire le sens caché des choses
Traduire les silences
Et apaiser l’inquiet
Celui qui sait la douleur
L’extrême brûlure
Celui-là a tout compris
Trop tard.

Livre difficile car abordant la rafle du Vel d’Hiv (Vélodrome d’hiver) où en 1942, le 16 juillet, des milliers de juifs ont été conduits par la police française avant d’être livrés aux allemands.
Ce livre est le témoignage de l’auteur, Roger Boussinot, qui à l’époque, étudiant en fin d’année, s’apprêtait à rentrer chez lui, à Bordeaux pour les vacances. Il raconte comment il a sauvé des vies, comment il s’approchait des gens et essayait de les convaincre de ne pas rentrer chez eux, de ne pas parler aux policiers et de se diriger vers le sud de Paris puis beaucoup plus loin.
Après Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, le livre de Roger Boussinot vient apporter une confirmation. Certains français de l’époque étaient lucides et ont résisté à leur manière, avec leurs moyens.

Sixième livre du Cycle de l’invisible. Après Milarepa, Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame Rose, l’enfant de Noé et Le sumo qui ne pouvait pas grossir voici Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus.
Notre narrateur est un homme d’affaires qui a pris pour habitude de s’eclipser lors de contrats afin de mettre la pression à ses futurs partenaires. C’est ainsi qu’il fait la rencontre d’une dame pipi, Madame Ming. Celle-ci lui parle de ses dix enfants. Hors le narrateur le sait, c’est impossible, en Chine, d’avoir dix enfants. Il a beau ne pas la croire, il se prête au jeu. Plus il en apprend, plus cela devient réel.
C’est toujours un plaisir de se plonger dans un des volumes du cycle de l’invisible

4 femmes ont été battues à mort, étranglées puis retrouvées un ruban de couleur autour du cou. Le mode opératoire semble identique, mais la dernière a été frappé post-mortem. Et elle vivait sous une fausse identité… L’inspecteur Miller, chargé de l’enquête, va se mesurer à des ennemis insoupçonnés pour résoudre son affaire.
Dans “Les anonymes”, R.J. Ellory se lance dans un réquisitoire sans concession contre la CIA et ses “anonymes”. Le parrallèle entre l’enquête et les souvenirs de l’espion tient en haleine tout au long du récit, jusqu’au dénouement final. Une belle réussite.

Jeff Sutton est chauffeur de taxi. Suite à un fâcheux concours de circonstances, il va se retrouver accusé de l’enlevement d’une jeune fille.
Au début, confiant en la police, la justice, son avocat, il va peu à peu se rendre que malgré l’absence de preuves contre lui, rien n’arrêtera la machine judiciaire…
Basé sur une histoire vraie, ce roman est une charge contre le système judiciaire américain. La police, qui a baclé et orienté son enquête et les médias, qui traitent les suspects comme des “coupables jusqu’à preuve du contraire” ne sont pas épargnés non plus. Un bon livre où le sujet pourtant lourd est traité avec finesse et humour acide.

Nous l’avions découvert dans le convoi de l’eau en 2009.
Nous le retrouvons ici, dans un recueil de nouvelles, toutes aussi sombres et tristes :
Un orphelin épie sa grand-mère et découvre la chambre secrète où elle entend disparaître, un adolescent hanté par le rituel des cérémonies funéraires accomplit sans faiblir une mission qu’il prend pour le destin ; deux enfants soustraient de nuit un cheval promis à la mort et tentent d’enrayer l’inévitable ; un nourrisson enfin, conçu d’un viol, ruine les chances de bonheur d’un jeune couple.
C’est le genre de livre dont on ne sort pas indemne et pourtant que l’on a envie de conseiller pour pouvoir en parler et partager avec d’autres.

Depuis que sa femme est morte et que son fils est parti avec femme et enfants, Ferdinand vit seul dans sa grande ferme. Lorsque sa voisine Marceline ne peut plus rester chez elle à cause d’une tempête, il va lui proposer de l’héberger. Et lorsque son ami Guy, qui vient de perdre sa femme, se laisse aller, il lui propose de venir également. Peu à peu, la ferme va accueillir un groupe de personnes âgées. Comment va se passer le vie en communauté ?
Les personnages sont attachants et émouvants, l’histoire, optimiste et tendre. Une vraie réussite.

Depuis Mal de pierres, nous suivons les sorties des livres de Milena Agus. Nous n’avons jamais été déçues, Cette fois-ci elle revient avec un livre narrant l’histoire de trois comtesse totalement désargentées mais néanmoins propriétaires de quelques appartements d’un immeuble qui a tendance à tomber en ruines.
Noémie, la soeur ainée veut que sa famille retrouve les richesses et le train de vie d’antan. Il vit parfois mal son célibat.
Maddalena, est mariée mais n’arrive pas à avoir d’enfant, malgré les multiples essais qu’elles occasionnent avec son mari.
La comtesse de ricotta, surnommée ainsi à cause de sa fragilité et de sa trop grande générosité, est mère d’un enfant un peu attardé qui ne voit son père que lors de cours de piano.
Lorsque l’une déprime, il y a toujours les deux autres pour l’aider à se relever.
Encore un tableaux de femmes tellement différentes mais tellement vraies !

Josy, la fille du psychiatre Viktor Larenz est victime d’une maladie qu’aucun médecin n’est capable de diagnostiquer, ni soigner. Elle disparaît alors que son père l’amène consulter un énième spécialiste.
Obsédé par ce drame, Viktor ne travaille plus et continue de la chercher.
Un jour, une jeune romancière, Anna, lui demande son aide. Schizophrène, ses personnages prennent vie. Sa dernière vision était une petite princesse souffrant d’un mal mystérieux qui disparaît. Viktor voit dans cette histoire, sa propre histoire et est persuadé qu’Anna pourra l’aider à retrouver Josy.
Une très bonne intrigue. Beaucoup de mystère, surtout autour du personnage d’Anna. C’est original, palpitant et rythmé jusqu’à la fin.